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Cette année encore, j'ai eu le plaisir d'être sélectionnée pour participer comme en 2016 aux matchs littéraires organisés par PRICEMINISTER Rakutengroup qui offre la possibilité de recevoir gratuitement un des titres de cette rentrée littéraire, simplement en échange d'une critique.

J'ai opté pour un roman, Comment vivre en Héros ? de Fabrice Humbert, déjà connu pour L’origine de la violence ( prix Renaudot poche) adapté au cinéma.

 

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Quatrième de couverture

Tristan Rivière a été élevé par son père, ouvrier et militant communiste, dans l’idée qu’il devait être un héros. Malheureusement, à l’âge de seize ans, à la première occasion qui lui est accordée de prouver son courage, il s’enfuit. Après dix années de remords et d’humiliation, Tristan se retrouve dans un train au moment où une jeune femme est agressée par une bande. Et la peur d’autrefois l’envahit. Va-t-il enfin se montrer à la hauteur?  Suivant sa réaction, sa vie prendra des directions entièrement différentes…

 

Mon avis

 

Ce n'est pas anodin que le héros du livre porte le prénom d'un valeureux chevalier. Mais sera-t-il digne de son homonyme, lui qui a loupé la première occasion de se montrer courageux ? Il lui aurait fallu de peu de chose pour modifier le cours de sa vie et sauver son entraîneur des griffes de trois voyous.

Cette lâcheté originelle va poursuivre Tristan et lorsque 10 ans après il se retrouve dans une situation quasi identique, il n'aura que 38 secondes pour prendre une décision. 38 secondes pour faire le choix de sa vie. Vraisemblablement pour se racheter et pour coller à l'attente de son père, il choisira le courage. Une attitude qui fera de lui un héros mais aussi lui permettra de rencontrer Marie, qui deviendra sa femme.

Comment vivre en héros ?  n’est pas un livre de recettes qui nous permettrait de le devenir. Ce n’est pas non plus un roman purement philosophique. Aucune question n’est clairement énoncée. Aucune réponse n’est donnée. Tristan va se laisser porter par les occasions de la vie sans forcément adopter une attitude héroïque générant de l'admiration. Au contraire, doté d’un caractère de perdant, il va suivre sans grand enthousiasme le chemin que lui offre la vie et se laisser porter par des événements qu’il ne maîtrise pas totalement. Il aurait tant voulu se montrer à la hauteur des aspirations de son père mais finira par se rendre compte que "tout ce qui était sa vie relevait de l’aléatoire."

Il faudra attendre la dernière partie pour enfin trouver un personnage qui fera tout pour laver son opprobre initial et prendre son destin en main. Ce ne sera pas un moment de gloire, mais il apprendra "qu’il n’y a pas de vie droite sans décision finale et que pour bien vivre, il fallait bien mourir."

 

J’ai choisi ce livre parce qu’en classe de 5è la première séquence porte sur ce thème et je pensais que Tristan entrerait dans le schéma classique du héros antique. Il n’en est rien.

J’ai eu du mal à poursuivre une lecture régulière car les différentes parties me semblent bien inégales dans leur intérêt. Pourtant le texte est bien écrit mais l’histoire s’essouffle par moment et il est difficile de se laisser emporter durant 411 pages.