J'aime bien terminer les choses que j'ai commencées.

Il me reste encore une série d'animaux totémiques à vous montrer. Pour ceux qui prennent le train en marche, vous pouvez vous reporter aux deux articles précédents 

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 Le chevalet de Cournonterral

 

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C’est un hybride au torse et à la tête d’homme, le corps étant celui d’un cheval, nous retrouvons déjà dans la Grèce Antique ce genre d’animal mythologique. On lui trouve une origine dans l’histoire de notre région. Cette danse est en fait une mise en garde contre les flatteurs ou les généreux qui ne donnent rien pour rien et attendent toujours un retour. Ainsi le cheval jupon qui finira par accepter l’avoine ou les caresses, sera facilement étrillé, ferré, et donc domestiqué.

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Le taureau de Portiragnes

 

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Il fait partie des nouveaux animaux totémiques de l’Hérault. « Lou Biou » 8 (en occitan : lo Buòu) signifie « le bœuf » ou « le taureau ». C'est en 2005 d’après un travail auprès des écoliers de Portiragnes que l'histoire du taureau va naître. Suivant les recommandations des enfants, trois amis vont donner vie au « Biou » en 2009.

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La renarde à pattes noires de Fontes

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Cet animal totem, nouvellement créé, sera un symbole de convivialité parmi les habitants du village de Fontès dans l'Hérault.

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Le cochon rose de Poussan

 

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Et le voilà encore à côté du scarabée

 

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Énorme cochon rose fait de toile, sur une charpente qui lui donne sa forme rebondie, il possède huit paires de pattes et défile lors du carnaval du village. Le cochon figure dans les armes de la commune de Poussan. L'origine serait liée à l'association des mots Poussan (nom du village) et porcèl, nom occitan du petit cochon.

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Le bœuf de Mèze

 

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L'histoire du bœuf (buòu en occitan) de Mèze remonte en l’an 59 de notre ère. Durant cette période de la Haute Antiquité, une pauvre famille, venue des environs de Béziers, vint s’établir sur les bords de l’étang de Thau et se mit à défricher les terres à un endroit appelé « Las Morgas » (['las] ['murgos]). Cette famille vivait de la pêche dans l'étang mais aussi de l'agriculture, aidée dans son travail par une paire de bœufs. Grâce à l'installation de cette famille, une urbanisation débuta, étant à l'origine du village portuaire de Mèze. Mais hélas, le premier bœuf mourut suivi du second. On décida de conserver la peau de ce dernier, étant sans doute le plus beau. Sa dépouille fut alors conservée comme une relique étalée sur un mannequin de bois. On le promena chaque année pour les grandes occasions. L'animal semblait vivant !
Plus tard quand cette peau fut trop usée, on construisit un bœuf sur une charpente de bois, beaucoup plus grand que la taille normale d'un bovidé et recouvert d’une toile de jute brune. Cette tradition existe encore de nos jours. Ainsi, dans l'animal totem, huit hommes peuvent se loger pour le mouvoir. L’un d’eux est chargé d’actionner la tête et les mâchoires de la bête au moyen d’une petite baguette de bois. Un autre jeune homme tient entre ses mains un baril recouvert d’une peau d’âne tendue, traversée en son centre par une corde asphaltée. En faisant glisser cette corde entre l’index et le pouce, cela produit alors un mugissement analogue à celui du bœuf. À l’extérieur, le guide, armé d’un long aiguillon, commande l'animal. La course de l'animal totémique dans les rues de Mèze est imprévisible. À tout moment, il peut courir et peut même foncer sur ceux qui se mettent en travers de son passage ! Le bœuf est aussi capable de ruades, de trémoussements scandés par la musique qui l'accompagne. Avec ses larges cornes, il éloigne les plus hardis qui veulent s'opposer à lui. Le totem mézois est de toutes les fêtes publiques, notamment lors de la fête de Mèze qui a lieu le 19 du mois d’août. Cette fête dure trois jours, toujours avec les sorties de l'animal totem. Lors de cette fête, comme dans d'autres villages héraultais, l'animal totem est béni par le curé, ici sur la place de l'église. Ensuite, et seulement après, le totem rend visite au maire.

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la loche de Nizas

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Les gens de Nizas ont pour surnom : los locàs, d'où l'animal totémique du lieu.

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Le pois chiche de Montaren

 

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Le chameau de Béziers, seul chameau à n'avoir qu'une seule bosse !

 

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L'origine du chameau de Béziers est directement liée à la légende de saint Aphrodise. Aphrodise, venu à Béziers au iiie siècle de notre ère, est considéré comme étant le premier évêque de la cité. Originaire d’Égypte, il était parvenu jusqu'à Béziers à dos de chameau. À la suite du martyre d'Aphrodise, le chameau fut confié à un potier de la ville afin qu'il en prît soin. Quand Aphrodise fut reconnu comme saint, les responsables municipaux considérèrent comme un honneur de prendre à la charge de la commune tous les frais de l'entretien de l'animal. On lui offrit même un toit pour se loger dans une rue nommée aujourd'hui « rue du Chameau », dans le centre historique de Béziers. Les habitants de la ville firent construire, après la mort de l'animal, une machine en bois qui le représentait et qui devait être conduite chaque année, le 28 avril, en triomphe, vers l'église de son saint patron, l'église Saint-Aphrodise. Il semblerait que cette pratique, sans doute jugée trop païenne, ait disparu au Moyen Âge, l'Église n'appréciant pas ces réjouissances trop allégoriques.

En 1632, l'existence du chameau est mentionnée dans les archives de la ville. En 1793, il est brûlé sur la place de la Citadelle, en même temps que tous les titres féodaux. Le fief alloué au chameau pour son entretien, d'un revenu de 1 500 livres, est mis sous séquestre. Le chameau fut porté sur la liste des émigrés et ainsi, les révolutionnaires purent s'emparer de ses revenus. En 1803, les Biterrois reconstruisent un nouveau chameau, en bois, recouvert d'une toile colorée portant le blason de la ville. En 1830, le chameau, considéré comme un symbole de la féodalité, fut à nouveau détruit, ses flancs lacérés de coups de sabre. La foule dispersa ses lambeaux de toile. Un antiquaire pensa à sauver la tête de bois du pauvre animal. Un nouveau chameau fut à nouveau brûlé lors des événements de 1848. Enfin, en 1895, il renaît de ses cendres lors de la cavalcade historique qui parcourt les rues de la ville.
Le chameau de Béziers est constitué d'une énorme machine de bois, revêtue d'une toile peinte, sur laquelle sont ajoutées les armoiries de la ville ainsi que deux inscriptions sur ses flancs : l'une en latin Ex Antiquitate Renascor (signifiant « Je renais de l'Antiquité »), l'autre en occitan : Sèm fòrça (c'est-à-dire « Nous sommes nombreux »). L'allure actuelle du totem remonterait au xive siècle. Cette machine, qui ne ressemble guère à un chameau au sens actuel mais plutôt à un dromadaire, est actionnée dans ses flancs par quatre hommes qui la font bouger et impriment, par intervalles, un jeu saccadé à un long cou et sa mâchoire aux dents de fer. Ces grosses mâchoires, censées faire peur aux plus petits, furent appelées Nhica-Nhaca (['ɲiko]-['ɲako]) [au xixe siècle (Nhica-Nhaca onomatopée qui peut signifier « mordre »). Le nom du chameau en occitan est lo camèl. Dans la tradition, le chameau est conduit par un curieux personnage: le Papari (on peut y voir une altération de « papalin » ou « papalino » : soldat du pape). Le Papari est escorté par un groupe de jeunes gens déguisés en sauvages, rappelant les origines exotiques du totem biterrois.
Au cours des années 1970, la municipalité décida d'entreprendre des travaux de réhabilitation du chameau. On lui ajouta même une seconde bosse pour qu'il ait, enfin, l'air d'un vrai chameau. Mais devant les protestations des Biterrois, le chameau conserva sa forme originale de chameau à bosse unique. Il existe aujourd'hui à Béziers une peña baptisée los Camelous. Pendant les soirées festives de la ville, cette peña accompagne lo camèl de Besièrs.

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la baragogne de St-Christol

 

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Dans des temps très lointains, à Saint-Christol, il y avait une Baragogne. Plus terrifiante que le babau, plus méchante que la roumèque, elle vivait dans un puits où les saint-christolaines allaient remplir leurs oules et les saint-christolains leur pichet d'eau pour colorer le pastis. La plupart du temps, elle se tenait tranquille, la gueule fermée et les yeux clos. Mais quand un enfant n'était pas sage, que ni punitions ni sermons ni fessées n'avaient pu le corriger, elle ouvrait ses paupières vertes, elle grimpait hors du puits et là, elle ouvrait son immense gueule rouge tapissée de dents jaunes. Les écailles verdâtres dont son corps était couvert dégageaient une odeur nauséabonde et elle se laissait retomber sur le méchant enfant et l'emportait au fond du puits pour le dévorer à son aise. Et, se retournant vivement, elle replongeait comme une énorme couleuvre dans le puits. On ne voyait plus que bout de sa queue fourchue et puis, plus rien...

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Et pour clôturer le défilé, les géants, tradition du nord de la France et de Belgique.

 

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Voilà c'est terminé pour les animaux totémiques. J'espère que vous avez pris autant de plaisir à regarder les photos que moi j'en ai pris à les découvrir dans les rues de Pézenas !

Demain, je vous invite dans ma cuisine...pour une nouvelle tentative culinaire.

D'ici-là profitez bien de ce premier jour du WE.