Il y a aussi Fort Médoc !

 

 

Fort Médoc, situé sur la rive gauche de l’estuaire de la Gironde, appartient à un système défensif appelé verrou, imaginé par Vauban sur une partie large de l’estuaire qui atteint ici 4km et réalisé par l’architecte Duplessy et l’ingénieur Ferry.

 

Construit sous Louis XIV, il doit protéger Bordeaux à 50 km en amont des attaques ennemies mais aussi éviter que la ville girondine ne fasse alliance avec l’ennemi et en particulier avec l’Angleterre.

 

Trois ouvrages le composent : Fort Médoc sur la rive gauche, la Citadelle de Blaye, sur la rive droite et Fort Pâté, érigé sur une toute petite île du même nom au milieu de l’estuaire.

 

 La construction de Fort Médoc a démarrée en 1689. De plan trapézoïdal, érigée sur des marécages, la fortification était entourée par des courtines protégées par un fossé inondable régulé par des écluses.

 

C’est la commune de Cussac qui en devient le propriétaire en 1930 et qui peu à peu grâce à une association le réhabilite.

Il est inscrit aux MH en 1956 et classé au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2008.

 

 

 

On y pénètre par la porte royale, qui malgré ses riches décorations servant au prestige du roi, a un rôle défensif.

 

Une lourde porte en chêne s’ouvre sur un passage voûté équipé jadis d’une herse et de meurtrières, suivi d’une porte ajourée permettant les tirs.

  

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Le bastion royal servait de logement au chef du fort.

 

La salle des gardes a été transformée en petit musée qui retrace l’histoire du lieu et sa réhabilitation.

 

 

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Deux casernements parallèles occupaient les deux côtés du trapèze et pouvaient accueillir 300 hommes. Il n’en reste plus que des vestiges car comme à beaucoup d’endroits, les bâtiments ont servi de carrières de pierre entre les deux guerres.

 

 

 

Comme pour chaque ouvrage militaire conçu par Vauban, Fort Médoc a sa chapelle. Elle a servi jusqu’à la Révolution puis a été transformée en magasin d’artillerie.

 

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La boulangerie équipée de deux fours à pain etait attenante aux pièces «du chirurgien», servant d’hôpital. Ces pièces profitaient de la chaleur du fournil. 

 

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Un second corps de garde, construit à partir de 1691, à l’opposé du bastion royal domine l’estuaire. Il a un rôle de surveillance  et servait également de douane et de péage. 

 

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Il a un rôle de surveillance et servait également de douane et de péage.

 

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Des graffitis sur les murs témoignent de l'ennui des soldats dont le seul rôle était de surveiller l'estuaire.

 

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Une citerne de 60 000 litres a été édifiée seulement en 1823 et a permis de soulager les soldats qui auparavant devaient chercher l’eau potable à Cussac, à deux kilomètres de là. Elle fonctionnait par récupération des eaux pluviales et l’eau était filtrée à travers une couche de sable.

 

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Le magasin à poudre, par mesure de sécurité, est construit à l’écart. Protégé par un mur extérieur, d’un couloir de circulation et d’un mur de près d’un mètre d’épaisseur, il pouvait contenir 16 tonnes de poudre à canon. La voûte en plein cintre est recouverte d’un toit très pentu pour le protéger en principe des bombes.

En principe car le fort n’a jamais subi d’attaque !

 

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