Des piloris, symboles d’un municipalisme triomphant, nous en avons vus beaucoup au Portugal ! Si aujourd’hui, ce ne sont que de simples monuments décoratifs, ils constituaient autrefois une menace permanente pour la population et l’image même du châtiment qui attendait celui qui osait désobéir au roi ! Seules les cités qui avaient droit de justice pouvaient en ériger.

Les premiers, simples fûts surmontés d’une cage ou de crochets datent du XIIIème siècle. On y enfermait ou accrochait les criminels pour les exposer à la vindicte populaire, jusqu’à ce que mort s’en suive !

Au début du XVIème siècle, époque manuéline, les colonnes se torsadent et s’ornent de la croix du Christ et de symboles royaux. Sous le règne de Joao III, le nombre de piloris augmente suite à la mise en place de l’Inquisition, pourchassant sans relâche les hérétiques.

Il faudra attendre le Siècle des lumières pour ce que genre de torture soit considéré comme barbare et enfin supprimé.

 

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